Les contes de Noël

Les treize lutins de Noël
Ce soir, Tom ne pouvait dormir alors Maman est venue
lui lire une histoire.
Elle a ouvert le grand livre de Noël celui des contes et des
légendes, qu’il aimait tant et, une fois encore, la recette
fit miracle.
Le pouce à la bouche, blotti tout contre sa mère, l’enfant
se laissa bercer par la voix maternelle.
Il glissa peu à peu dans le merveilleux pays du sommeil, sans
même s’en apercevoir. Maman posa alors le livre sur la
table de chevet, éteignit la lumière et, après
avoir déposé un dernier baiser sur le front de Tom,
referma doucement la porte de la chambre derrière elle. Un
grand silence prit dès lors possession de la chambre; C’est
à peine si l’on entendait la respiration légère
de Tom. Mais ce fut de courte durée car c’est ce moment-là
que choisit le grand livre pour s’animer ! Il s’ouvrit,
déplia lentement ses pages une à une, puis s’étira
avec nonchalance.
Aussitôt, treize petits lutins malicieux et un chat s’en
échappèrent, en se faisant la courte échelle
et en s’esclaffant joyeusement ! Puis, à la queue leu
leu, ils entreprirent l’ascension du lit et s’assirent
en tailleur, près de l’oreiller, - le chat, lui, préféra
le confort moelleux du fauteuil voisin - et tous observèrent
le petit Tom, pendant quelques instants. Mais, comme ce dernier dormait
toujours ... Alors, ils soufflèrent en cœur sur son nez.
Réveille-toi: C’est bientôt Noël! Tom ouvrit
les yeux et les contempla avec étonnement. C’est ce souffle
tiède et aussi léger qu’une plume qui l’éveilla.
Celui qui semblait le plus bavard, prit encore une fois la parole
:
- Tu ne nous reconnais pas ?…
Nous sommes les lutins de ton livre !

Nous habitons en Islande et nous distribuons des cadeaux
aux enfants sages.
Les chenapans n’ont droit qu’à une pomme de terre
dans leurs chaussures.
Le chat s’approcha à son tour et demanda d’un ton
railleur :
- Auras-tu un vêtement neuf pour cette fête?
Moi, j’emporte et croque ceux qui ont oublié de changer
d’habits, ce jour-là…
C’est la coutume ! Noël! Les lutins, l’écartèrent
aussitôt avec colère et le matou vexé n’insista
pas et il alla se coucher au pied du lit.
Tom, nous avons fait ce long voyage depuis chez nous pour t’aider
à préparer Noël car tu es le plus adorable des
petits garçons…"
Mais l’enfant n’eut pas le temps de répondre car,
l’instant suivant, une pluie d’étoiles délicates
et multicolores descendit du plafond et recouvrit le lit, le sol et
les jouets de la chambre.
La pièce fut illuminée alors par ces minuscules gouttelettes
irisées et changeantes. A la vue de cette merveille, Tom battit
des mains de bonheur. Puis, mystérieusement, tout disparut
: les lutins le chat et l’étrange averse… Le petit
dormait de nouveau paisiblement, sous la couette, dans le silence
de la nuit.
Au matin, Maman le réveilla avec une joyeuse impatience: "Tom,
viens vite voir! "
Et, joignant le geste à la parole, elle ouvrit la fenêtre
et elle poussa les persiennes… L’enfant vit alors un jardin
magnifique. Durant toute la nuit, la neige était tombée
et, à présent, recouvrait toits et arbres. Elle tapissait
le moindre recoin du village d’une lumineuse blancheur immaculée…
Tu vois, Tom, autant de beauté, c’est cela la magie de
Noël, ajouta Maman, ravie.
Conte de Jocelyne Marque
http://www.philagora.org/contes/noel/noel-lutins.htm
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